Le K2 ou Chogori, nom donné par les habitants proches de la cordillère du Karakorum, est beaucoup plus que le deuxième sommet de la terre. C'est LA MONTAGNE. En 1986, l'ombre de la malédiction plane sur cette très belle montagne. En cette année fatidique, un bon nombre d'alpinistes perdent la vie dans les différentes expéditions qui tentent d'atteindre son sommet, et seul Kurt Diemberger survit à l'une des expéditions les plus dramatiques et devient une légende vivante du K2.
Depuis, les tragédies et les moments de gloire se sont succédé sur ses flancs escarpés. Sa « malédiction » semble avoir un attrait particulier qui fait que l'arrivée à chaque nouveau sommet soit fêtée comme s'il s'agissait du premier. Juanjo Sansebastián, qui a atteint son sommet et y a perdu un de ses meilleurs amis et alpiniste expérimenté, Atxo Apellaniz, nous définit le K2 comme le seul huit mille qu'il connaît dont le camp de base permet de voir le sommet. De ses mots, on devine le niveau de difficulté et de dangerosité que présente son ascension : « on n'arrête pas d'escalader du premier au dernier mètre ». En 1997, quatre alpinistes basques expérimentés, Jose Ramón Aguirre (Marron), Juan Vallejo, Alberto Zerain et Mikel Sáez, qui forment l'Expédition Años Luz au K2, sentent l'appel et décident de tenter son escalade. Cette tentative fut encore une fois tout près de se terminer en tragédie.
Le défi du K2 nous raconte le projet, les préparatifs, l'escalade dramatique et le dénouement de cette expédition. Il essaie également d'expliquer pourquoi l'être humain risque sa vie pour ces brefs instants qu'il passe au sommet d'une montagne.